SCANDALE DOSSIER ASSAINISSEMENT AU MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS

 

Le programme d’assainissement initié par le nouveau Gouvernement n’a pas fini de faire parler de lui. Le nouveau Ministre des TP s’est empressé de prendre la tête de ce programme qui n’est pourtant pas dans les prérogatives de son Département, avec une idée précise en tête : l’enrichissement illicite.

Dans la précipitation, il monte un projet sensé mettre à contribution 100 jeunes dans chacun des 135 quartiers de Conakry pour l’assainissement avec des primes de GNF 100.OOO par jour avec la participation supposée du Ministère de la Jeunesse. Les jeunes devaient ramasser les ordures pendant une semaine ; finalement, ils on travaillé seulement 3 jours pour un montant de 50.000 finalement.

En dépit des ressources mobilisées par les partenaires (Union Européenne, Coopération Belge) et le BND ;  il sort plus de 9 Milliards par deux contrats écrans au nom de la société AJM SARL dont le Directeur est un certain Marcio CABRAL pour un montant de 5.310.000.000 et la société SOGICO SARL dont la Directrice est Mme Nowai Simone KOUROUMA pour un montant de 4. 290.000.000. Tout le Gouvernement est mis en branle : il adresse une demande de dérogation est rapidement adressée au Ministre des Finances qui l’accorde.

Selon nos informations, le Ministre NAITE n’a proposé qu’un milliard au Ministre de la Jeunesse Mouctar DIALLO dont le Département devait pourtant faire le gros du travail par la mobilisation des jeunes. Les deux Ministres ont d’ailleurs eu une vive altercation et ont failli en venir aux mains dans cette affaire.

On sait comment NAITE pour mettre la poudre aux yeux a mobilisé les journalistes à 2H du matin pour lancer l’opération ; ce qui a abouti à l’accident mortel d’un journaliste.

On a reproché à Dame Oumou Camara une gestion communiste mais rigoureuse ; on a maintenant avec Moustapha NAITE, un businessman obnubilé par l’argent, sans foi ni loi.

Un dossier du bureau local CDR CKY

Avis de greve des enseignants le 12 Fevrier 2018

 

Conakry – Le bureau exécutif national du syndicat libre des ensiegnants et chercheurs de Guinée ( SLECG) decide de declencher une greve genérale  illimitée le 12 févier 2018 sur toute l’étendue du territoire national. Entre  autre revendication les ensignants reclament 8 millions de FG par mois comme salaire soit ( 900 USD).

 

 

Cellule communication CDR Guinée

Communiqué du CDR GUINÉE relatif à la situation des forets classées Ziama & Diecké

 

C’est avec consternation  que le CDR GUINEE  a appris la signature du protocole d’accord entre le gouvernement Guinéen et la société  Forêt  Forte  relatif à l’exploitation des deux forets classées celle de Ziama ( Macenta ) et Diecké à Yomou  le  28  Décembre dernier à Conakry.

Cet acte prouve à suffisance  le manque de leadership  de notre gouvernement et son sens peu élevé dans la défense des intérêts  des administrés.

Le Collectif  de la défense  de la République de Guinée  condamne sans ambiguïté  cet acte irresponsable d’un gouvernement  aux abois. C’est pourquoi nous demandons au peuple de Guinée de prendre ses responsabilités en menant des actions suivantes :

  • Initier des marches pacifiques dans les grandes villes
  • Remettre un mémorandum aux autorités locales (préfets, gouverneurs etc.)
  • Surveiller les mouvements de la société  Foret  Forte à N’zérékoré
  • Informer les instances internationales telles que l’UNESCO et autres agences Onusiennes et certaines

Nous ne devons pas rester insensibles à cette cause il y va de l’avenir de notre pays  c’est pourquoi  nous demandons au gouvernement  de Guinée d’annuler tout simplement cet accord et de tout faire pour s’engager de manière durable dans la sauvegarde de nos cours d’eau, forets   tel que stipulé dans notre constitution.

Le Collectif de la défense de la République de Guinée  est et restera vigilant sur la situation générale dans les zones concernées et nous ne ménagerons aucun effort afin de barrer la route à ce projet satanique.

Pour le Collectif de la Défense de la République de Guinée.

La cellule de communication.

 

Partage des fonds octroyés aux victimes de Dar-es-Salam : 7 millions par victime remis aux familles

 

L’éboulement de la décharge de Dar-es-Salam a fait  9 morts et 8 blessés. La présidence avait octroyé une somme symbolique aux familles éplorées et assuré la prise en charge des personnes blessées. C’est dans cette logique que les élus locaux ont fait la répartition de ces montants.

Après le drame survenu à Dar-es-Salam qui a couté la vie à neuf citoyens, le président de la République après avoir vu l’état des lieux lors du drame, a octroyé un montant de 60 millions aux familles éplorées.

De son côté aussi  le ministre d’Etat à la présidence chargé des investissements publics et privés Ibrahima Kassory Fofana a offert trois millions de francs guinéens. Une somme qui a été partagée par les autorités locales le jeudi dernier.

Le montant des 63 millions ont été divisés de tel sortes que chaque famille reçoivent 7 millions par victimes. Pour les représentants de la famille de Dalaba qui ont perdu 4 membres de leur famille, une somme de 28 millions leur a été remise. Pour les 3 victimes de Gaoual, une somme de 21 millions et les deux de la préfecture de Mali 14 millions.

Il faut rappeler que plusieurs personnes ont compatis à la douleur de ces populations affectées par ce drame et leurs ont apportés une assistance financièrement ou en vivre.

Source : C24news.info

Mahmoud Thiam condamné aux Etats-Unis : 7 ans de prison contre l’ancien ministre

 

New York, 25 août 2017 (AFP) – Un ex-ministre guinéen, Mahmoud Thiam, a été condamné à sept ans de prison pour avoir blanchi de l’argent de pots-de-vins reçus d’entreprises chinoises, a annoncé vendredi le ministère américain de la Justice.

M. Thiam, ex-ministre des Mines en Guinée, avait été reconnu coupable en mai dernier. Il avait notamment utilisé les 8,5 millions de dollars pour payer l’école de ses enfants et s’acheter une maison de 3,75 millions près de New York.

« Le jugement d’aujourd’hui montre que lorsqu’on envoie à New York de l’argent obtenu de crimes, que cela soit du trafic de drogue, de l’évasion fiscale ou de la corruption, on s’expose à une longue peine de prison », a souligné le procureur fédéral de Manhattan Joon Kim, cité dans un communiqué.

Arrêté en décembre aux Etats-Unis, Mahmoud Thiam était poursuivi pour avoir monnayé son influence alors qu’il était ministre des Mines et de la Géologie de la République de Guinée en 2009 et 2010 sous la transition militaire.
Selon l’accusation, deux entreprises chinoises — China Sonangol et China International Fund– lui avaient alors versé les 8,5 millions de dollars sur un compte bancaire à Hong Kong après avoir décroché de « juteux » droits d’exploitation miniers en Guinée grâce à son intervention.

jld/Dt/sha

Guinée: importante mobilisation de l’opposition à Conakry

Des dizaines de milliers de personnes ont répondu ce mercredi 2 août à l’appel de l’opposition guinéenne pour exiger du président Alpha Condé le respect des accords politiques de 2016. Des accords signés entre l’opposition et la mouvance présidentielle le 12 octobre 2016.

L’opposition a fortement mobilisé ce mercredi, avec un défilé de plusieurs heures sur l’un des principaux boulevards de Conakry pour un meeting géant sur l’esplanade du stade du 28-Septembre. Les leaders de l’opposition, Cellou Dalein Diallo en tête, ainsi que les anciens ministres Papa Koly Kourouma et Makanéra Kaké ont été ovationnés le long du parcours par une foule en liesse jusqu’au lieu du meeting.

Les manifestants portaient des banderoles et des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Alpha Condé, 7 ans de fausses promesses, ça suffit ! » ou encore « ne touche pas à ma Constitution ! », faisant allusion aux intentions qu’on prête au président Condé de vouloir modifier la Constitution pour postuler à un troisième mandat.

Malgré la promesse d’Alpha Condé, il y a quelques jours, de faire appliquer dans les meilleurs délais les conclusions issues des accords inter-guinéens de l’an dernier sous l’égide la communauté internationale, les opposants à son régime manifestent pour exiger l’organisation des élections communales en souffrance depuis 2005, la révision du code électoral, l’audit du fichier électoral et, surtout, l’indemnisation des familles des victimes des violences politiques de ces dernières années.

Sources :  Radio France Inter ( RFI)

 

Guinée : Alpha Condé, les « opposants », les 100 millions et les sacs de riz…

CONAKRY- Au lendemain de son accession au pouvoir, le Président Alpha Condé avait fait une promesse aux guinéens : « Tuer » l’opposition. Plus de cinq ans après avoir tenu ces propos à l’occasion de la journée internationale de la jeunesse, cette promesse du Chef de l’Etat envers ses compatriotes semble avoir été honorée.

Contrairement aux années 2012 et 2013, l’opposition guinéenne traverse une crise sans précédent. À la veille des élections législatives, il s’en était pourtant fallu de peu pour que le camp d’Alpha Condé n’obtienne pas la majorité à l’Assemblée Nationale.

Au lendemain de la présidentielle de 2015, Sidya Touré, le leader de l’Union des Forces Républicaines a pris la décision de poser ses valises auprès d’Alpha Condé. En guise de « récompense », il a été nommé Haut Représentant du Chef de l’Etat. L’Union des Forces Républicaines dispose également depuis cette date, d’un représentant dans le Gouvernement. Lansana Kouyaté, l’ancien Premier Ministre qui dirige les destinées du « PEDN » a pris ses distances vis-à-vis du bloc d’opposition conduit par Cellou Dalein Diallo.

Tous ces départs ont certes marqué les esprits, mais la récente prise de position d’Aboubacar Sylla et ses nouveaux « complices » a surpris plus d’un. Le désormais ancien porte-parole de l’opposition républicaine conduit désormais une alliance dénommée « Front pour l’Alternance Démocratique.

L’Union des Forces Démocratiques de Guinée en découdra toute seule face au régime d’Alpha Condé. Autour du parti que dirige Cellou Dalein Diallo gravitent quelques acteurs politiques ; Et pas des moindres. El hadj Papa Koly Kourouma et Alhousseine Makanera. Certes ils ne drainent pas une foule derrière eux, mais ils disposent d’un atout : Ils connaissent tous les stratégies d’Alpha Condé parce qu’ayant appartenu au « système » pendant longtemps.

En Guinée, le fait pour un homme politique de changer de camp, de discours, et même de nier ses propos n’est pas anodin. Les Hommes politiques nous ont habitué aux mensonges. Certains parmi eux ne disent-ils pas que « la politique c’est l’art de mentir » ?

Qui ne se rappelle pas du bras de fer entre Alpha Condé et Ibrahima Kassory Fofana. Ce dernier n’avait cessé de critiquer la gouvernance d’Alpha Condé. Leur différend s’était transporté dans les mines avec un bras de fer entre le numéro un guinéen et le milliardaire israélien Benny Steinmetz. Au mois de mai 2013, à l’occasion de la célébration du cinquantième anniversaire de l’Union Africaine, au sortir de la grande salle de conférence, Alpha Condé a pris la main de Denis Sassou, le Président congolais. Le Président guinéen expliquait à son homologue congolais comment Benny avec sa société « BSGR » auraient financé la campagne électorale du leader du parti « Guinée Pour Tous » lors de la présidentielle de 2010. Que dire de Boubacar Barry qui dit être prêt à soutenir Alpha Condé pour son projet éventuel de modification de la Constitution. La suite de l’histoire, on l’a connaît.

Le FAD, cette alliance qui a vu le jour le jeudi 29 juin dernier, a pris le contre-pied de la décision de l’opposition d’appeler à de nouvelles manifestations.

(…) Soucieux de garantir un climat politique apaisé et favorable à la mise en œuvre de l’ensemble des dispositions de l’Accord Politique du 12 Octobre, devant améliorer la transparence du processus électoral ainsi que de la préservation de la quiétude sociale, le Front pour l’Alternance Démocratique se désolidarise complètement de cette décision annoncée de manifestations de l’Opposition Républicaine. Il décide subséquemment de retirer ses représentants de la commission d’organisation de ces manifestations et se réserve le droit de participer aux prochaines manifestations éventuelles pour autant que leurs motifs soient pertinents et leur utilité clairement établie », avait tranché Aboubacar Sylla et ses alliés.

Le RDIG de Jean Marc Teliano, l’UFC d’Aboubacar Sylla et le parti NFD de Mouctar Diallo était pourtant bien représentés à la plénière de l’opposition républicaine. Autour d’Alhousseine Makanera, le porte-parole du jour de l’opposition républicaine, il y avait les différents représentants des partis membres du Front pour l’Alternance Démocratique. C’est à juste titre d’ailleurs que certains observateurs se posent la question de savoir qu’est-ce qui a réellement créé la division au sein de l’opposition républicaine.

De par son âge et son expérience politique, Alpha Condé est parvenu à connaître les « appétits » de ses concitoyens ; Du citoyen lambda aux leaders politiques, notamment ceux de l’opposition. Il fait et défait les alliances politiques à sa guise. Comme des marionnettes, ses opposants suivent la cadence.

Diriger un parti d’opposition n’est pas un exercice facile ; Et Alpha Condé le sait mieux que quiconque. Lui qui parvenait à supporter les charges liées au fonctionnement du « Rassemblement du Peuple de Guinée » grâce à la « générosité » de ses amis qu’il a eu la chance de connaître en France, pays qui lui avait servi de base arrière dans son combat politique. De par sa position, Alpha Condé dispose quasiment de tous les moyens de l’Etat. Il est capable de faire preuve de « générosité » envers certaines personnes. Il « offre » des voitures, de l’argent à certains de ses hôtes du Palais Sékoutoureya.

Pendant le ramadan, Alpha Condé a fait un « geste » pour des acteurs politiques dont certains membres du Front pour l’Alternance Démocratique. 100 sacs de riz et 100 millions ont été gracieusement offerts à ces leaders politiques pendant le mois de ramadan. Pour l’argent, Alpha Condé peut ne pas lever le petit doigt. Au delà de ses « avoirs » à Sékoutoureya qui ressemble par moment à une agence de la Banque Centrale, le numéro un guinéen fait souvent appel aux services d’un homme d’affaires de la place. Il est bien connu pour sa « générosité ». C’est ce dernier qui est chargé de livrer les « colis ».

Pour casser l’élan de l’opposition, Alpha Condé fait miroiter à certains la formation prochaine d’un Gouvernement « d’union nationale » dans lequel seraient présents de nombreux partis politiques dits de l’opposition. La Primature est également lorgnée par ces Hommes politiques qui semblent ne plus croire à une alternance politique en 2020.

Cellou Dalein Diallo, le Chef de file de l’opposition guinéenne, a trop vite fait confiance à son adversaire politique. Les 500 millions destinés au fonctionnement de son institution est finalement apparu comme un piège, et comme par magie, Dalein a mordu à l’hameçon.

Pour espérer un changement de régime en 2020, Cellou Dalein devra certainement améliorer ses relations avec les autres acteurs politiques. Il devra fédérer autour de lui, les mauvais, les moins bons, les bons et les meilleurs.

L’opinion qui s’interroge sur la capacité réelle de cette opposition à faire des propositions concrètes allant dans le sens d’une alternance politique, pense déjà à une solution alternative. Un « Emmanuel Macron » guinéen. Un jeune intelligent, quasiment sorti de nulle part qui pourrait amener tous ces vieux politiciens à la retraite.

Amadou Diallo

Source :  Africaguinee.com

 

Guinée : la transparence dans le secteur minier encore « en souffrance » (rapport)…

CONAKRY- Dans le domaine de la transparence dans les industries extractives, la Guinée traîne encore les pas ! L’indice mondial d’évaluation du contrôle des ressources naturelles par les pays a classé le secteur minier de la Guinée en 63è position parmi les 89 évaluations réalisées dans le monde et en 20è position parmi les 31 évaluations effectuées en Afrique subsaharienne. Le rapport vient d’être rendu public par le Natrural Resource Gouvernance Institute (NRGI).

L’indice de Gouvernance des Ressources Naturelles évalue la façon dont les pays riches en ressources naturelles gèrent leurs richesses pétrolières, gazières et minérales. Le RGI 2017 couvre la période 2015-2016 et porte trois composantes à savoir : la réalisation de la valeur, la gestation des revenus et le cadre général de la Gouvernance.

Le secteur minier guinéen obtient une note de 38 points sur 100, selon l’indice de gouvernance des ressources naturelles (RGI) 2017, le mettant à la 63è place sur 89 pays évalués dans le monde et à la 20è place sur les pays d’Afrique subsaharienne évalués. La mauvaise gestion des revenus contribue à sa faible performance globale avec une note de 24 sur 100.

Le rapport montre comment la gestion défaillante des revenus a contribué à la performance globale médiocre du pays. Par exemple dans la composante de gestion des revenus de l’indice, la Guinée est classé 78è parmi les 89 évaluations réalisées. Tandis que la transparence budgétaire et l’application des dispositions promettant le partage d’une partie des recettes minières avec les autorités locales émergent comme les faiblesses principales.

La composante « conditions générales de Gouvernance », la Guinée n’obtient que 37 points sur 100, une moyenne légèrement inférieure à celle de l’Afrique Subsaharienne, à savoir 39 points. Pour la composante « établissement du budget national », le pays se classe 30è des 31 pays d’Afrique subsaharienne en raison de l’absence de règles budgétaires et de transparences budgétaire.

La Guinée obtient sa plus haute note de 62 points sur 100 pour une sous-composante de l’indice en matière d’octroi des licences. Les chercheurs estiment toutefois que ce domaine pourrait bénéficier d’une plus grande transparence. L’indice note que la Guinée octroie la plupart des titres à la première société qui se présente.

En ce qui concerne la transparence fiscale, la performance de la Guinée est satisfaisante mais elle pourrait parvenir à ses objectifs en matière de réformes fiscales en utilisant l’initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE), comme plateforme pour divulguer les informations concernant les identités des propriétaires réels, la production des minéraux au niveau des projets, les exportations et les paiements. Le Gouvernement devait aussi appliquer de manière plus active l’exigence de publication de tous les contrats.

La mise en œuvre du code minier progressiste de la Guinée a été lente et l’application est loin de correspondre aux obligations, a souligné la directrice adjointe pour l’Afrique de NRGI. Ceci touche particulièrement le domaine du partage infranational des revenus et de l’impact sur l’environnement qui, selon elle, devrait promouvoir les avantages et limiter les frais pour les populations locales.

Le gouvernement de la Guinée participe à plusieurs opérations minières dans le pays de façon limitée. La seule entreprise appartenant entièrement à l’Etat (la SOGUIPAMI, ndlr) est l’un des éléments les plus faibles du secteur extractif de la Guinée. En dépit de certaines divulgations spontanées, elle obtient une note de 38 points sur 100 et est classée 14è parmi les 27 entreprises appartenant à l’Etat, évaluées en Afrique subsaharienne. Au fur et à mesure de l’expansion du rôle de la Soguipami dans le futur, le gouvernement devra formaliser ses obligations de divulgation et renforcer la surveillance de l’entreprise, préconise-t-on.

L’exploitation minière représente plus de 60% du total des exportations de la Guinée et 24% des recettes total de l’Etat en 2015. Rien que pour cette raison, observe Elvelyne Tsagué, le public doit avoir accès aux résultats de la procédure de revue des contrats miniers. Etant donnée l’accélération récente de la production de bauxite dans le pays, il est vital que gouvernement intègre de meilleures pratiques en matière de gouvernance dans le secteur aussi rapidement et efficacement que possible, a-t-elle préconisé.

A suivre…

Source: africaguinee.com

Guinée : manifestation d’étudiants signalée à Faranah…

FARANAH-Les étudiants de l’Institut supérieur Agronomique et Vétérinaire de Faranah ont manifesté ce mercredi 28 juin 2017 ! Ils ont protesté contre le retard du paiement de leur bourse d’entretien, a appris Africaguinee.com.

« Depuis qu’on a fini les évaluations, on a longtemps attendu pour être en possession de nos pécules, mais jusqu’à présent nous n’avons aucune visibilité. Ce matin, les étudiants se sont rendus à l’institut pour fermer portes et fenêtres et exiger le paiement de leur bourse », explique un étudiant qui a été interrogé par un notre rédaction.

Notre source a précisé que leur mouvement était pacifique. Cependant, elle a indiqué qu’ils ont barricadé la route nationale Dabola-Faranah. « On a dit que si on ne nous donne pas un programme pour le paiement de nos bourses, il n’y aura pas de circulation », explique cet étudiant indiquant qu’ils ont enlevé les barricades et ont lancé un ultimatum. « Si jusqu’à demain, on n’a pas quelque chose de clair, on va arrêter toutes les activités de la ville », a-t-il précisé.

Joint au téléphone par notre rédaction, le Directeur Général de l’Institut a avoué que cette « grogne » est liée effectivement au retard des pécules. Pr Sara Bailo Diallo note que ces pécules se donnent de façon trimestrielle.

« Les étudiants ont terminé les évaluations. Les courses sont en train d’être menées au niveau des ministères concernés. Mais les étudiants sont devenus impatients, ce matin ils ont fermé le portail en disant que personne ne rentre ni ne sort tant qu’ils n’ont pas leur argent », a indiqué le premier responsable de l’institut.

M. Diallo déclare que « tout est rentré dans l’ordre (…) Il n’y a aucune interpellation. Aucun étudiant n’a été frappé. Ils sont dispersés dans le calme ». Il a confié avoir eu des garanties que tous ceux qui sont concernés seront très bientôt réglés, sans préciser de date.

Le Directeur Général de l’Institut nuance l’information selon laquelle la route Faranah Dabola a été barré par les étudiants. « La route est collée à notre cour. L’attroupement a fait que les gens ont pensé que les étudiants ont barré la route », a confié Pr Sara Bailo Diallo, précisant que ce sont tous les étudiants de Guinée qui ne sont pas payés. « Ce n’est pas un spécifique de Faranah », a-t-il indiqué.

Source: Africaguinee.com

Washington : la Guinée menacée de sanctions par les Etats-Unis…

WASHINGTON-Le Département d‘État américain a publié ce mardi 27 juin son rapport 2017 sur les pays dans lesquels sévissent encore les trafics d’êtres humains et la traite des personnes. La Guinée est citée dans la short-list des pays classés sur la liste noire par l’Administration de Donald Trump.

En Afrique, six pays sont classés dans le niveau le plus dangereux du trafic de personnes, nommé « tier3 ». Dans ce sombre tableau, se trouvent la République Démocratique du Congo (RDC) le Mali, la Guinée, les Comores, la République centrafricaine et le Burundi. Ces pays sont accusés de laisser prospérer le phénomène des enfants-soldats, le travail forcé, le trafic sexuel.

Les Etats-Unis ne tolèrent pas cette pratique. La traite des êtres humains est l’une des questions les plus tragiques en matière de droits de l’homme de notre époque, écrit Rex Tillerson, le Secrétaire d’Etat Américain.

« Elle déforme les marchés mondiaux, porte atteinte à la règle de droit et stimule d’autres activités criminelles transnationales. Elle menace la sécurité publique et la sécurité nationale. Mais pire, le crime prive les êtres humains de leur liberté et de leur dignité. C’est pourquoi nous devons mettre un terme au fléau de la traite des êtres humains. Aujourd’hui, nous franchissons une autre étape clé vers cet objectif. Le Rapport 2017 sur la traite des personnes souligne les succès obtenus et les défis qui restent devant nous sur cette importante question mondiale », écrit le Rex Tillerson dans un message posté sur le site du département d’Etat américain.

Les États-Unis recommandent une meilleure législation sur le trafic de personne et la dénonciation des groupes faisant appel aux enfants-soldats. Au cas échéant, Washington pourrait entreprendre des sanctions à l’encontre des pays classés au niveau “tier 3”.

Ces sanctions vont de la restriction dans l’assistance américaine à l’arrêt des échanges culturels ou éducatifs avec les États-Unis. Le Gouvernement guinéen n’a pas encore réagi sur ce rapport qui du reste sonne comme un camouflet. Deux ministres qui ont été joints par notre rédaction n’ont pas voulu commenter ce rapport.

Affaire à suivre…

Source: africaguinee.com