Auteur : legrandkaba

Guinée : la transparence dans le secteur minier encore « en souffrance » (rapport)…

CONAKRY- Dans le domaine de la transparence dans les industries extractives, la Guinée traîne encore les pas ! L’indice mondial d’évaluation du contrôle des ressources naturelles par les pays a classé le secteur minier de la Guinée en 63è position parmi les 89 évaluations réalisées dans le monde et en 20è position parmi les 31 évaluations effectuées en Afrique subsaharienne. Le rapport vient d’être rendu public par le Natrural Resource Gouvernance Institute (NRGI).

L’indice de Gouvernance des Ressources Naturelles évalue la façon dont les pays riches en ressources naturelles gèrent leurs richesses pétrolières, gazières et minérales. Le RGI 2017 couvre la période 2015-2016 et porte trois composantes à savoir : la réalisation de la valeur, la gestation des revenus et le cadre général de la Gouvernance.

Le secteur minier guinéen obtient une note de 38 points sur 100, selon l’indice de gouvernance des ressources naturelles (RGI) 2017, le mettant à la 63è place sur 89 pays évalués dans le monde et à la 20è place sur les pays d’Afrique subsaharienne évalués. La mauvaise gestion des revenus contribue à sa faible performance globale avec une note de 24 sur 100.

Le rapport montre comment la gestion défaillante des revenus a contribué à la performance globale médiocre du pays. Par exemple dans la composante de gestion des revenus de l’indice, la Guinée est classé 78è parmi les 89 évaluations réalisées. Tandis que la transparence budgétaire et l’application des dispositions promettant le partage d’une partie des recettes minières avec les autorités locales émergent comme les faiblesses principales.

La composante « conditions générales de Gouvernance », la Guinée n’obtient que 37 points sur 100, une moyenne légèrement inférieure à celle de l’Afrique Subsaharienne, à savoir 39 points. Pour la composante « établissement du budget national », le pays se classe 30è des 31 pays d’Afrique subsaharienne en raison de l’absence de règles budgétaires et de transparences budgétaire.

La Guinée obtient sa plus haute note de 62 points sur 100 pour une sous-composante de l’indice en matière d’octroi des licences. Les chercheurs estiment toutefois que ce domaine pourrait bénéficier d’une plus grande transparence. L’indice note que la Guinée octroie la plupart des titres à la première société qui se présente.

En ce qui concerne la transparence fiscale, la performance de la Guinée est satisfaisante mais elle pourrait parvenir à ses objectifs en matière de réformes fiscales en utilisant l’initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE), comme plateforme pour divulguer les informations concernant les identités des propriétaires réels, la production des minéraux au niveau des projets, les exportations et les paiements. Le Gouvernement devait aussi appliquer de manière plus active l’exigence de publication de tous les contrats.

La mise en œuvre du code minier progressiste de la Guinée a été lente et l’application est loin de correspondre aux obligations, a souligné la directrice adjointe pour l’Afrique de NRGI. Ceci touche particulièrement le domaine du partage infranational des revenus et de l’impact sur l’environnement qui, selon elle, devrait promouvoir les avantages et limiter les frais pour les populations locales.

Le gouvernement de la Guinée participe à plusieurs opérations minières dans le pays de façon limitée. La seule entreprise appartenant entièrement à l’Etat (la SOGUIPAMI, ndlr) est l’un des éléments les plus faibles du secteur extractif de la Guinée. En dépit de certaines divulgations spontanées, elle obtient une note de 38 points sur 100 et est classée 14è parmi les 27 entreprises appartenant à l’Etat, évaluées en Afrique subsaharienne. Au fur et à mesure de l’expansion du rôle de la Soguipami dans le futur, le gouvernement devra formaliser ses obligations de divulgation et renforcer la surveillance de l’entreprise, préconise-t-on.

L’exploitation minière représente plus de 60% du total des exportations de la Guinée et 24% des recettes total de l’Etat en 2015. Rien que pour cette raison, observe Elvelyne Tsagué, le public doit avoir accès aux résultats de la procédure de revue des contrats miniers. Etant donnée l’accélération récente de la production de bauxite dans le pays, il est vital que gouvernement intègre de meilleures pratiques en matière de gouvernance dans le secteur aussi rapidement et efficacement que possible, a-t-elle préconisé.

A suivre…

Source: africaguinee.com

Guinée : manifestation d’étudiants signalée à Faranah…

FARANAH-Les étudiants de l’Institut supérieur Agronomique et Vétérinaire de Faranah ont manifesté ce mercredi 28 juin 2017 ! Ils ont protesté contre le retard du paiement de leur bourse d’entretien, a appris Africaguinee.com.

« Depuis qu’on a fini les évaluations, on a longtemps attendu pour être en possession de nos pécules, mais jusqu’à présent nous n’avons aucune visibilité. Ce matin, les étudiants se sont rendus à l’institut pour fermer portes et fenêtres et exiger le paiement de leur bourse », explique un étudiant qui a été interrogé par un notre rédaction.

Notre source a précisé que leur mouvement était pacifique. Cependant, elle a indiqué qu’ils ont barricadé la route nationale Dabola-Faranah. « On a dit que si on ne nous donne pas un programme pour le paiement de nos bourses, il n’y aura pas de circulation », explique cet étudiant indiquant qu’ils ont enlevé les barricades et ont lancé un ultimatum. « Si jusqu’à demain, on n’a pas quelque chose de clair, on va arrêter toutes les activités de la ville », a-t-il précisé.

Joint au téléphone par notre rédaction, le Directeur Général de l’Institut a avoué que cette « grogne » est liée effectivement au retard des pécules. Pr Sara Bailo Diallo note que ces pécules se donnent de façon trimestrielle.

« Les étudiants ont terminé les évaluations. Les courses sont en train d’être menées au niveau des ministères concernés. Mais les étudiants sont devenus impatients, ce matin ils ont fermé le portail en disant que personne ne rentre ni ne sort tant qu’ils n’ont pas leur argent », a indiqué le premier responsable de l’institut.

M. Diallo déclare que « tout est rentré dans l’ordre (…) Il n’y a aucune interpellation. Aucun étudiant n’a été frappé. Ils sont dispersés dans le calme ». Il a confié avoir eu des garanties que tous ceux qui sont concernés seront très bientôt réglés, sans préciser de date.

Le Directeur Général de l’Institut nuance l’information selon laquelle la route Faranah Dabola a été barré par les étudiants. « La route est collée à notre cour. L’attroupement a fait que les gens ont pensé que les étudiants ont barré la route », a confié Pr Sara Bailo Diallo, précisant que ce sont tous les étudiants de Guinée qui ne sont pas payés. « Ce n’est pas un spécifique de Faranah », a-t-il indiqué.

Source: Africaguinee.com

Washington : la Guinée menacée de sanctions par les Etats-Unis…

WASHINGTON-Le Département d‘État américain a publié ce mardi 27 juin son rapport 2017 sur les pays dans lesquels sévissent encore les trafics d’êtres humains et la traite des personnes. La Guinée est citée dans la short-list des pays classés sur la liste noire par l’Administration de Donald Trump.

En Afrique, six pays sont classés dans le niveau le plus dangereux du trafic de personnes, nommé « tier3 ». Dans ce sombre tableau, se trouvent la République Démocratique du Congo (RDC) le Mali, la Guinée, les Comores, la République centrafricaine et le Burundi. Ces pays sont accusés de laisser prospérer le phénomène des enfants-soldats, le travail forcé, le trafic sexuel.

Les Etats-Unis ne tolèrent pas cette pratique. La traite des êtres humains est l’une des questions les plus tragiques en matière de droits de l’homme de notre époque, écrit Rex Tillerson, le Secrétaire d’Etat Américain.

« Elle déforme les marchés mondiaux, porte atteinte à la règle de droit et stimule d’autres activités criminelles transnationales. Elle menace la sécurité publique et la sécurité nationale. Mais pire, le crime prive les êtres humains de leur liberté et de leur dignité. C’est pourquoi nous devons mettre un terme au fléau de la traite des êtres humains. Aujourd’hui, nous franchissons une autre étape clé vers cet objectif. Le Rapport 2017 sur la traite des personnes souligne les succès obtenus et les défis qui restent devant nous sur cette importante question mondiale », écrit le Rex Tillerson dans un message posté sur le site du département d’Etat américain.

Les États-Unis recommandent une meilleure législation sur le trafic de personne et la dénonciation des groupes faisant appel aux enfants-soldats. Au cas échéant, Washington pourrait entreprendre des sanctions à l’encontre des pays classés au niveau “tier 3”.

Ces sanctions vont de la restriction dans l’assistance américaine à l’arrêt des échanges culturels ou éducatifs avec les États-Unis. Le Gouvernement guinéen n’a pas encore réagi sur ce rapport qui du reste sonne comme un camouflet. Deux ministres qui ont été joints par notre rédaction n’ont pas voulu commenter ce rapport.

Affaire à suivre…

Source: africaguinee.com